Titre : Mission périlleuse.
Auteur : Oris.
Genre : Action.
Ship : Shweir.
Disclamer : Rien ne m'appartient.
Deux catégories de tires d'armes à feu, légérement dissociables par le bruit de leur projectil, s'élevèrent de l'épaisse forêt. Alors que le retentissement de ces machines destructrices devenait de plus en plus bruyant, laissant ainsi deviner que l'avancée de leurs possésseurs se faisait en direction de la bordure de cette espace vert, Teyla quitta son poste prêt de la porte des étoiles. Elle se précipita à la lisière de la forêt d'ou sortirent deux de ces compagnons, Mckay et Ronon, tous deux éssoufflés. L'Athosienne ralentit sa course s'apprêtant à arriver à leur rencontre. Son regard se porta alors sur la plaie de Ronon qui lui avait été infligé au bras. Elle n'en resta pas moins sur ses gardes, jetant un bref coup d'oeil vers la forêt. L'ennemis pouvait surgir à tout instant.
- Que s'est-il passé ?
Teyla était décidé à entendre les péripéties de leur investigation. Cependant, Ronon ne l'entendait pas de cette façon. Le moment était loin d'être opportun pour se permettre de discuter plus lontemps. Il emboita rapidement le pas. Bien que réticente, Teyla fit de même tandis que Rodney se retourna vers la forêt. Des silhouettes se dessinèrent à travers le feuillage. Accélérant la cadence il finit par rattraper le reste de l'équipe et les prévenit que l'ennemis arriverait d'un moment à l'autre. Se retournant, et une fois vérifié les dires du scientifiques, les trois explorateurs entamèrent une course folle à travers la vaste prairie. Arrivé à la porte des étoiles Ronon s'empressa de composer sur le cadran l'adresse qui leur permetterait de retourner sur Atlantis quand Teyla l'empêcha d'activer le dernier symbôle en lui prenant le bras.
- On ne va tout de même pas partir sans le colonel ?
- Vous avez déjà oublié ? S'énerva le Runner en dégageant son bras de son étreinte. Le colonel nous a ordonné de quitter cette planète quoi qu'il puisse arriver. Il savait ce qu'il faisait et les risques qu'il prenait. Si nous nous aventurons à récupérer le colonel, il y aura de forte chance que nous nous fassions capturer nous aussi. Et qui alors informera Atlantis des dernières nouvelles ?
Teyla devait admettre que quitter cette planète était l'alternative la plus raisonnable. Mais elle ne pouvait se résoudre à laisser le colonel ici.
- Il faut partir...et maintenant, insista Ronon en défiant du regard l'Athosienne.
- Je ne crois pas que se soit le moment pour les divergences d'opinions, s'écria le scientifique qui n'avait pas su plus lontemps de se tenir à l'écart de cette discorde qui commençait à s'instaurer.
Le vortex s'ouvrit. La lumière aveuglante de cette flaque d'eau fit détourner le regard de chacun vers la porte. D'un accord commun tous traversèrent l'anneau ancestral.
De l'autre coté, le Dr Weir fixait la flaque mirroitante. Un mélange de peur et d'impatience faisait rage. Elle n'avait jamais ressentit autant de angoissé à attendre une chose qu'elle savait perdu d'avance. Car oui, elle avait été farouchement opposé à cette mission qu'elle considérait comme irréfléchit. Mais il semblerait que les personnalités de "la hautes spères" soient tous dépourvu d'esprit, pour avoir perçu en cette mission une aubaine de déployer leur potenciel afin d'être davantage considéré par l'allié. Après avoir mit de côté son amertume envers ces personnes, Elisabeth discerna les fluctuations du vortex s'onduler avec plus intensité. Savant que cette déformation minime précédait toujours l'arrivée imminente de voyageur, la diplomate laissa tomber sa chaîne le long de son cou qu'elle tortillait nerveusement. Mckay fut le premier à apparaitre. Ronon dont la blessure saignait toujours, traversa à son tour la porte. Suivit de Teyla. Alors que le Dr Weir s'attendait à voir l'arrivé d'une quatrième personne, le vortex se referma sur l'Athosienne. Elle détourna son regard des nouveaux arrivants vers le lieutenant, chargé de l'activation de la porte des étoiles, espérant qu'il s'agisse d'un disfonctionnement de la porte. Et non pas de l'éventualité qu'elle craignait. Mais lorsqu'elle apperçut l'air désolé du lieutenant elle en conclua que ses craintes étaient bien fondées. Elisabeth s'avançat vers l'équipe. La profonde plaie de Ronon, mais aussi les entailles de Mckay faites à son visage n'échappèrent pas à son regard. Après s'être attardé sur ces blessures qui en disait long sur le déroulement de leur mission, Elisabeth demanda crispé :
- Ou est le colonel Sheppard ?
La réponse semblait de toute évidence ; sur cette planète. Mais les membres de Sga savait que sous cette question en cachait une autre. A savoir ; "Que lui était-il arrivé ?" Les membres de l'équipe s'échangèrent des regards. Chacun cherchait la meilleure façon de lui annoncer la défaite cuisante de cette mission. Et leur seule alternative d'avoir dû abandonner le colonel Sheppard.
- Vous aviez raison, déclara alors Mckay.
Ce fut bien la toute première fois qu'elle aurait aimé s'être trompé, et constater que l'obstination du colonel ai été aussi raisonnable qu'elle s'était entêté à penser le contraire. Mais il en avait été autrement. Pourtant, il s'est avéré qu'elle avait fait part de son opinion à propos de cette entreprise. Mais personne ne l'avait écouté, personne. Pendant une fraction de seconde un sentiment de satisfaction s'anima à la prise de connaissance de l'échec de cette mission. Les officiers de l'Etat major, s'adorant à croire qu'ils possèdent la science infuse, prendront conscience qu'elle avait raison et eux tort. Elle retrouverait ainsi toute la crédibilité qui lui était dû. Mais à quel prix ? Celui-ci de voir un membre important de l'expédition ne plus jamais revenir ? Les circonstances firent s'estomper bien vite ce plaisir de voir dévoiler au grand jour les failles de cette puissante organisation qui avait toujours laissé entendre qu'elle métrisait parfaitement toutes investigations. Et laissa place à tant de tristesse. Si le prix à payer pour cette fierté personnelle était le sacrifice d'une vie, sans compter qu'il s'agissait de John, elle aurait très bien pût se contenter à l'avenir de rester à l'écart de toute décision militaire importante et de se charger des échanges ou des relations interplanétaires, ainsi que de veiller au bon fonctionnement de la cité.
- Tout le monde à l'infirmerie, finit-elle par ordonner. Je vous veux tous en salle de débreafing dans vingt minutes.
FLASH BACK. (Plus tôt dans la nuit)
Atlantis était partiellement plongé dans l'obscurité. Seules quelques lueures s'échappaient de pièces, peu nombreuses, situées de part et d'autre de la citée. L'intentité abbondante d'éclarage laissait distinguer que la grande tour était certe le lieu le plus vivant. L'activité qui régnait dans la salle de contrôle était peu mouvante, mais d'une banalité tout à fait normal au vu de l'heure tardive qu'il était. Les derniers paramètres se vérifiaient et se réglaient. Puis au fil des heures, les membres du personnel quittèrent leur poste de travail pour entamer un nuit de sommeil bien mérité après cette longue journée pleines de péripéties. Au fond de l'immense pièce se situait le bureau du Dr Weir. Elle semblait concentrer dans sa tache et n'était pas prête à quitter la pièce de si tôt. Alors qu'elle pianottait sur son clavier un petit signal sonore fut émit par son ordinateur portable. Elle abbandonna sa rédaction pour prendre connaissance de qui était l'auteur de cette perturbation. Et ce fut avec un certain agacement qu'elle s'apperçut qu'un email lui avait été envoyé par le colonel Sheppard. Elle mit un certain temps avant de se décider à l'ouvrir ne voulant en aucune façon être déranger. Cependant la nature de ce message était peut-être d'une importance cruciale, ce qu'elle doutait profondément, mais mieux ne vallait pas prendre le risque de passer sous silence son contenu s'il s'avérait qu'il soit aussi important pour qu'il soit envoyé à une heure pareille. La diplomate ouvrir donc la fenêtre de son courrier électronique et se décida à lire.
" Loin de moi l'idée de vous déranger mais êtes-vous toujours réveillé ? Si ce n'était pas le cas veuillez accepter mes excuses pour se dérangement. "
Comme elle l'avait préssentit ce message n'était digne d'aucun intérêt. Bien que l'envie de l'ignorer fut très alléchante, la diplomate préférait lui faire comprendre de vive voix, si l'on puis dire ainsi, que son intrusion était loin de l'enchanter.
" Je suis tout à fait réveillé ! J'ai du travail alors ayez l'obligeance de ne plus m'importuner je vous pris ! "
Envoyant ce message et espérant qu'il comprenderait assez vite, Elisabeth eu la mauvaise surprise de contaster quelque seconde plus tard qu'elle venait de recevoir un autre message de sa part.
" Si je vous ai contacté s'était pour vous demandez si je pouvais venir vous rendre une petite visite dans votre bureau ? "
Après avoir finit sa lecture une question lui vint subitement à l'esprit. Depuis quand lui demandait-il la permission d'entrer dans son bureau alors qu'il ne s'était jamais donné la peine de frapper à sa porte ? A croire que la pleine lune avait une effet bénéfique sur certaines personnes. Admettant qu'elle trouvait cette délicatesse très appréciable venant de sa part, Elisabeth ne se résolu pas à l'envie de pas être dérangé.
" Colonel il est presque minuit ! Vous n'avez rien de mieux à faire ? Dormir par exemple ?
" Dormir ? Vous plaisantez ! Comment le pourrais-je quand je sais qu'au dessus de ma tête se trouve une femme seule qui attend désespérement que quelqu'un vienne la sortir de sa drogue qu'est son travail ? "
Elisabeth parut légérement contrarié. Elle travaillait, travallait beaucoup, mais de là à affirmer que cela pouvait être une drogue. Il y avait des limites. Elle donnait l'apparence d'une femme très attaché à son travail, même trop attaché. Mais en dépit des apparences, qui dans nombreux cas pouvaient s'avérer trompeuses, elle était une femme tout à fait normal qui avait d'autres préoccupations que son travail contrairement à ce qu'il pouvait penser. L'idée même qu'elle avait des occupations autres que ses rédactions lui semblait inconcevables. Quelques jours plus tôt le militaire avait été très stupéfait de la voir se donner au dessin. Trouvant sa réaction vexante elle lui avait fait comprendre que, comme tout le monde, elle avait une vie en dehors de son travail. Et qu'elle ne pouvait s'adonner à toutes les activités qui lui feraient oublier quelque instant l'univers qui l'entourait et ses compliquations, comme lui semblait se le permettre, étant donné la nature de son poste. Mais apparament d'après le contenu de son message ce qu'elle lui avait expliqué était d'une oreille et ressortit de l'autre. C'était bien ça avec les hommes. On croit avoir en face de soit une personne attentive mais tous plus bornés les uns que les autres, ils n'écoutent jamais rien.
" Premièrement vous devriez revoir l'architecture de cette cité mon cher. Mon bureau est loin de se situer au dessus de votre chambre. Et deuxièmement je n'ai besoin de personne pour m'arrêter de travailler. Mais voyez-vous contrairement à certain je ne cherche pas d'éventuelles excuses pour ne pas accomplir mon devoir. Je suis une personne censée qui ne veux pas prendre de retard dans la rédaction de toute cette paperasse. "
Elisabeth aurait pensé que ce message lui clouerait le bec une fois pour toute. Mais il semblerait que ce soit loin d'être le cas quand elle entendit à nouveau le signal sonore qui lui indiquait qu'un nouveau message lui avait été envoyé.
" Je vois ! Donc d'après vos critères une personne censée travaille des heures d'affilées sans même prendre le temps de dormir ? Et tout ça pour de simple comptes rendus ? "
" Vous savez que vous êtes exaspérant quand vous vous y mettez ! " Ecrit-elle après avoir finit de lire.
" Je suis agréable envers les personnes qui le méritent. "
" Que voulez-vous insinuez ? "
" Cela fait des centaines de fois que je vous rabache d'allez dormir, comme tout le monde, à une heure raisonnable. Mais il faut croire que le Dr Weir n'en fait qu'à sa tête. "
" N'est-ce pas moi qui commande ici ? " Tapa-t-elle aggacé.
Après avoir épuiser toutes les ressources dont il disposaient pour inventer de nouvelles activitées, qui jusqu'à maintenant avaient parfaitement réussit à faire passer son temps libre, le colonel en avait trouvé une tout autre bien différentes. Ces derniers jours il passait le plus clair de son temps en sa compagnie à jouer les "anges gardiens". Ca qui agaçait sensiblement la diplomate. Avoir constament sur le dos quelqu'un qui vous dise quoi faire ou comment agir selon ce qu'il semble être votre bien comme si vous n'étiez pas incapable de veillez sur vous. Et qui va même jusqu'à tartiner vos tartines de pains ou vous ouvrir la porte à chaque pénétration dans une nouvelle pièce comme si vous étiez dépourvu de toutes fonctions motrices était une chose détestable. Vraiment quelque chose ne tournait pas rond chez ce militaire.
" Il est vrai que vous êtes la dirigeante, mais cela ne vous donne pas le droit de passer outre les besoin de votre métabolisme. "
" Je suis très flatté du souci que vous semblez me porter mais je déclare cette discution officiellement close. "
Après avoir envoyé le contenu de ce mot Elisabeth vérouilla sa boite de réception pour ne plus recevoir aucuns autres messages de la part du colonel.
Alors qu'elle tentait de se replonger dans l'ambiance du travail Elisabeth releva la tête en entendant frapper à sa porte grande ouverte. Le colonel s'y tenait dans l'encadrement. Au grand désespoir de la diplomate qui savait dès lors qu'il serait difficile d'en être débarrasé.
- Colonel ! Quel...mauvaise surprise de vous voir ici, dit-elle d'un ton nonchalant en se focalisant sur son écran. Que voulez-vous encore ?
- Le sommeil se fait désirer, déclara-t-il.
- Et vous croyez pouvoir trouver le sommeil en venant jusqu'ici au lieu de rester tranquillement dans votre lit en attendant que la fatigue vous accable ?
- Non. Mais je préfère vous compagnie plutôt que de me tourner les pouces.
Bien que sachant pertinement que sa venue irritait quelque peu sa supérieure, John s'entêta à ne pas retourner sagement dans sa chambre. Il entra dans le bureau, referma la la porte derrière lui et prit place sur le siège situé en face de la table de travail d'Elisabeth. Après avoir attendu que celle-ci daigne le regarder, mais sans conséquence, car elle était bien décidé à l'ignorer, le militaire se pencha alors et inclina légérement l'écran de son ordinauteur portable. Son geste, plus qu'enfantin, eu le don d'énerver sa supérieure. Mais le colonel parut satisfait. Il avait à présent toute son attention.
- Pensez-vous qu'une femme apprécierait une petite escapade au clair de lune sous un ciel étoilés ? Demanda alors celui-ci.
- Qui aurait cru que le colonel Sheppard, "le séducteur par excelence" se montre aussi romantique, répliqua-elle en redressant l'écran du pc.
- Il faut croire que vous avez un effet positif sur ma personne.
- Qui est l'heureuse élue ? Interrogea Elisabeth n'ayant visiblement pas fait attention à sa dernière phrase et en lui saisissant des mains le vase qu'il venait de prendre.
- La merveilleuse femme qui me tient compagnie en ce moment.
Elisabeth laissa échapper de ses mains le vase en terre cuite qui se brisa en morceau à l'impact du sol. Après avoir jeter un coup d'oeil à l'étendu des dégats, elle repporta son regard sur John et ne sut comment réagir face à cette demande qui était de toute évidence une invitation auquelle elle aurait donné la déffinition d'un rencart connaissant John.
- Observer la lune...vous avec ?...C'est une...très belle idée...mais j'ai beaucoup...oui beaucoup de travail...
Voyant toute la gène occasion par sa simple demande John ne pu s'empêcher de sourrire. Elisabeth quant à elle se sentait ridicule. Se cacher. C'était la chose la plus imminente à faire dans l'immédiat. Sentant un morceau de terre cuite qu'elle venait malencontreusement de fissurer sur son pied, elle y vit un bon moyen d'échapper un court instant au champs de vision du colonel, pour qui elle devait paraitre ridicule. Elle s'accroupit et commença à rammasser un par un les bouts du vase cassé.
-...et je ne peux pas me permettre du retard dans...
La diplomate s'arrêta de parler mais aussi de faire tout mouvement, comme pétrifié, quand John vint à se baisser et à l'aider.
- Elisabeth relax ! Je ne vous demande pas de décrocher la lune, mais simplement de venir la comptempler avec moi.
- Je ne peux pas, refusa-t-elle en se levant brusquement.
- Ce n'est pas convenable de refuser une invitation aussi délicatement proposée. N'est-ce pas là vos propres mots ?
Alors il s'agissait de ça. Cette envie soudaine de jouer les protecteurs, ses petites attentions et maintenant cette invitation. Elle avait toujours qu'il prenait un malin plaisir à la faire tourner en bourique mais il était attiré par elle. Et elle n'avait rien vu venir. Quelle piètre image donnait-elle pour une personne qui s'accordait à dire que les relations humaines étaient son domaine de prédilection. Elle avait beau eu imaginé toute sorte de raison à ce nouveau "colonel Sheppard" mais jamais il ne lui serait venu à l'esprit que son comportement était le résultat de ses sentiments. Désormais bien consciente de la situation, Elisabeth ne pouvait le laisser continuer.
- Le contexte était bien différent, finit-elle alors pas répondre.
- Je ne vois pas en quoi, répliqua le militaire en déposant sur le bureau les morceaux de vase qu'il venait de ramasser.
- Il ne s'agissait pas de moi, protesta Elisabeth en s'écartant de son subalterne qui venait de faire un pas dans sa direction.
- Alors vous vous permettez de donner des conseils sans même les appliquer vous même ?
Elisabeth ne su quoi répondre. Il était vrai qu'elle avait incité le Dr Beckett à assumer sa relation avec le lieutenant Cadman. Mais elle n'était pas prête à en faire autant, étant donné qu'il n'y avait strictement rien entre elle et le colonel. Rien du tout.
- Vous ne changerez pas d'avis ? Interrogea John avec une pointe de déception.
- Je suis désolé, je...
L'alarma se mit à retentir dans toute la cité créant un malaise chez les deux personnes. Mais très vite ils comprirent ce qu'il se passait et tournèrent la tête vers la salle d'embarquement. La porte des étoiles était en train de s'activer.
Elisabeth sortit du bureau succédé du colonel Sheppard. Tous deux traversèrent la paserelle l'air inquiêt devant cette activation non programmée. Puis arrivé en salle de contrôle auprès du lieutenant Roy, en charge de la porte des étoiles cette nuit, ils comprirent à son expression déconcerté qu'il ne comprenait, pas plus qu'eux, la nature de cette enclenchement.
- Aucune équipe ne devait rentrer à cette heure, fit remarquer la dirigeante en scrutant le vortex.
- Non madame. Aucunes particules ne traversent le vortex. Le lieutenant s'attarda à observer la signature énergétique de la porte et se rendit compte des nouvelles données émisent. Ajoutant ainsi dans l'immédiat ; Mais on nous transmet un signal audio-visuel.
- Faites basculer ce signal sur l'écran, ordonna alors le Dr Weir.
Roy se pressa de suivre son ordre tandis que Mckay, accompagnié de Zelenka, débarqua dans la salle de commande. En plein désacord, qui était devenu une habitude chez eux, ils ne s'étaient pas donné la peine de baisser le ton en entrant dans la pièce. Attirant l'attention de John et d'Elisabeth qui se tournèrent vers les perturbateurs du silence qui s'était récement installé. A l'instant ou ils découvrirent la porte des étoiles Mckay et Zelenka saissèrent tout échange verbaux.
- Que se passe-t-il ? Questionna subitement Rodney.
- C'est ce que nous allons tenter de découvrir, répondit le colonel en fixant l'éran de contrôle.
Tout comme lui, les deux scientifiques se rapporchèrent de l'écran. Après quelques secondes d'attentes la couleur transparente laissa apparaitre les traits d'un visage qui devint de plus en plus net. Cette personne ne fut pas du tout étrangère aux yeux des Atlantes. Il s'agissait du nouveau gouverneur des Geniis prénommé Ladon.
- Dr Weir ! Veuillez excusez cette intrusion aussi tardive mais nous avons grandement besoin de votre aide.
- Au cours de notre dernière visite il m'a pourtant semblé que votre peuple s'était remis de votre coup d'état et avait retrouvé sa prospérité, s'empressa de faire remarquer John.
- C'était effectivement le cas. Mais bien des choses ont changé, hélas !
Le ton qu'employait Ladon était loin de rassuré Elisabeth qui était déjà troublé de le voir se manisfester à l'écran
- Si vous voulez de notre aide il faudra nous donner plus de détails, déclara-t-elle.
- Après tout ce temps Kolya a refait son apparition il...
- Kolya ! Répéta le colonel irrité d'entendre ce prénom qu'il ne pouvait supporter.
- Il a convoqué ses disciples, continua Ladon en ignorant la soudaine colère du colonel. Et nombreux sont ceux qui lui sont restés fidèles. Il veut reprendre le contrôle de notre gouvernement.
L'annonce de cette nouvelle sucita plusieurs réactions. Mckay parut totalement médusé. Zelenka tout aussi inquiêt que Roy déposa son pc qu'il avait faillit faire tomber. John fut davantage sur les nerfs. Quant à Elisabeth, faisant preuve de sang froid, resta impassible.
- Qu'attendez-vous de nous exactement ? Demanda-t-elle.
- Que vous nous proccuriez du c4 et de la main d'oeuvre pour l'affronter.
Ce silence fit porter tous les regards sur le Dr Weir. Pour sa part, la réponse était déjà toute trouvé. Sa demande de l'horripilait. Surtout qu'il était destiné à être aux mains des Geniis. Cependant elle se devait d'y réfléchir davantage. Et d'envisager toutes les éventualités qui s'offraient à eux et ainsi trouver d'autres alternatives moins risquées.
- Je vous promet d'y réfléchir sérieusement. Nous vous recontacterons plus tard.
- Alors j'espère avoir le plaisir qu'une fois de plus nos hommes se battent ensembles pour une juste cause, dit-il en disparaissant de l'écran.
- Réunissez votre équipe dans la salle de réunion, ordonna la diplomate en se tournant vers John.
- Pourquoi ? Pourquoi attendre ? S'énerva John. Plus nous attenderons plus Kolya réunira d'autres forces. Nous allons les aider à combattre cette espèce de...vermine.
- Colonel ! Aboya la diplomate. Je vous ai donner un ordre, alors exécutez-le.
Sans autre oposition le mitaire disparut dans le couloir en quête de retrouver de Ronon et Teyla.
Dans les minutes qui suivirent Ronon, le colonel Sheppard et Teyla rejoingnirent la salle de réunion et prirent place autour de la table de breafing ou était déjà installé Mckay et le Dr Weir. Une fois que Ronon et Teyla furent mit au courant du contact de Ladon les avis sur la question, "fallait-il oui ou non venir au secour des Geniis ?", ne cessèrent de diverger. Seuls deux personnes étaient contre. Le Dr Weir était très catégorique. Elle ne voulait pas envoyer de quelconque renfort, matériel ou humain, avant d'en apprendre davantage tandis que Mckay d'une nature réticente face au danger semblait du même avis que sa supérieure.
- S'il y a une chance que nous parvenions à éliminer la menace qu'est Kolya ne doit-on pas la tenter ? Demanda calmement Teyla pour nuancer avec les tensions qui s'installaient entre le Dr Weir et le colonel Sheppard.
- Kolya a hoté la vie de nombreuses personnes, parmis elle comptaient nos soldats, rappeler John sans donner la possibilité à Elisabeth de répondre à la question qui lui avait été posé par l'Athosiene. Il doit payer pour tous ses crimes.
- Votre vengance vous aveugle, répliqua Elisabeth. Vous ne faites plus la différence entre raisonnabilité et irrésponsabilité.
- Je ne vois pas en quoi venir en aide aux Geniis serait irresponsable, s'énerva le militaire.
- Dois-je vous rappeler que ce sont ces mêmes Geniis qui nous ont dissimulé à plusieurs reprises leur véritable intentions. Vous ne vous êtes pas demandé si cette demande précipité de c4 ne cachait pas autre chose ? Et quand bien même il s'avérait qu'ils disent la vérité cette fois-ci, rien ne garantit que vous parviendrez à les aider comme nous l'espérons tous. Nous ne savons rien de l'ennemis. Nous ne savons de quel sont leur effectif d'armement, ni ce de leur d'homme. Alors je ne vous laisserai pas y aller tant que je n'en serais pas davantage.
- Comment voulez-vous que nous obtenons ces informations alors que Ladon ne le sait pas lui-même ? Mais attendez le temps que vous voulez. Il sera alors trop tard et vous vous rendrez compte de l'erreur monumental que vous commetez à vouloir vous tenir à distance de ce conflit.
- Pourquoi à tout prix se méler d'une guerre qui n'ai même pas la notre ? Interrogea Elisabeth en haussant le ton. Nous avons suffisament de quoi faire avec les Wraiths sans en plus s'initier dans une lutte acharné avec l'un des clans Geniis.
L'arrivé de colonel Caldwell dans la pièce instaura le silence total. Elisabeth s'arrêta de dévisager son subalterne pour porter son attention sur le nouvel arrivant.
- L'Etat major n'a pas la même opinion que vous sur le sujet, déclara Caldwell à son adresse. Ils voient au contraire en cette assistance une bonne opportunité de rentrer davantage d'en l'estime de nos seuls alliées disposant d'une force de frappe comparable à la notre.
- Je n'enverais aucuns les membres de cette expédition vers une guerre que nous somme incertain de remporter, protesta la dirigeante.
- J'ai bien peur que vous n'ayez pas saisit la situation Dr Weir. Nous ne vous demandons pas votre avis. La terre a ordonné que les stocks de c4 à bord du Dédale soient apportés au Geniis dès que Sga se tiendra prêt.
Elisabeth parut sidéré. Osez l'exclure d'une telle décision lui semblait totalement dépourvu de sens. Et quel culot ! Quand il en vallait d'une erreur c'était systématiquement sur elle qu'ils rejetaient la faute, jugeant qu'elle était seule responsable de cette expédition. Mais lors d'un choix militaire important elle se voyait toujours mise à l'écart. Comme si elle était incapable de concevoir la moindre tactique militaire sous prétexte qu'elle avait toujours désaprouvé les actions de l'armée américaine. Si elle était aussi responsable, comme ils se permettaient d'affirmer quand ça les disculpaient de toute faute, pourquoi ne pas la laisser diriger cette expédition comme elle l'entendait ? Il paraiterait alors encore aujourd'hui que la décision du président des Etat Unis de nommer une civile à la tête d'une entreprise tant convoité par l'armée n'était pas appréciable aux yeux de tout le monde. Elle aurait aimé s'opposer à cette convention injuste auquelle elle était loin d'être en accord mais elle n'avait pas d'autre choix que de s'y résoudre.
- Très bien. Puisque la décision a déjà été prise, cette réunion n'a plus lieu d'être, déclara le Dr Weir.
Le colonel Caldwell fut le premier à quitter la pièce. Suivant son exemple, Ronon, Teyla firent de même. Mckay s'attarda à ranger son pc, espérant que le Dr Weir n'avait pas dit son dernier mot et mette un terme à cette mission auquelle il devait prendre part. Mais il finit par quitter la pièce voyant qu'elle était décidé à abdiquer cette fois-ci. Le colonel Sheppard se leva de son siège à son tour. Mais avant qu'il n'ai eu le temps de prononcer un mot la diplomate le coupa dans son élan.
- Sortez d'ici !
Le colonel tenta bien de lui parler mais elle semblerait qu'Elisabeth ne voulait pas l'écouter.
- TOUT DE SUITE , s'écria-t-elle.
La diplomate sortit de la salle de réunion plein d'amertume. Et se dirigea sans autre détour vers son bureau ne se donnant pas la peine de souhaiter bonne chance ou de donner ses recommandations à Sga comme elle l'aurait fait traditionnellement. Passé la porte elle s'asseya devant son bureau. Son regard s'attarda alors sur l'enseigne accroché au mur qui lui faisait face. Cet objet lui avait été offert par la délicate attention du colonel Sheppard qui lui avait affirmé que ça donnerait plus de prestance à ce lieu. Dessus étaient incrustés en lettre d'or ses initiales. Plus bas, à l'encre de chine, était inscrit le jour prési de sa prise de fonction d'Atlantis. Cette date qu'elle ne pourait oublier avait été un treize octobre deux milles quatres. Nous étions alors aujourd'hui en deux milles sept. Dire que trois ans avaient passé. Elle avait vu au fil du temps son poste tombé en hécatombe. C'était dur d'avoir à le penser, mais elle regrettait l'époque ou ils étaient coupés de la terre. Coupés de tous individus qui lui hotaient tous actes de reponsabilités. Bien entendu l'idée d'avoir le pourvoir absolu ne l'enchantait guère. Mais face à ce genre de décision aussi incongrue, comment ne pas désirer prendre soi-même les choses en mains ? Le Dr Weir avait beau bouillir dans son fort intérieur. Mais étant consciente que son poste était sur la sellette elle ne pouvait se permettre de faire la moindre tentative de rébellion.
Le bruit de la porte fit détourna le regard d'Elisabeth vers l'individu qui s'y tenait dans l'encradrement, et qui n'était autre que le colonel Sheppard. A sa vue, la colère qui l'immergeait redoubla d'effort.
- Ils n'avaient pas le droit de vous faire ça.
- Je vois ! Vous êtes donc le seul à pouvoir vous permettre de discuter mes ordres, répliqua Elisabeth.
- Je n'ai jamais insinué une telle chose, protesta le militaire.
- C'est pourtant l'impression que vous donnez en vous permettant de les critiquer alors que vous-même vous vous êtes parmis de vous opposer à mon autorité.
- Elisabeth, nous allons pas nous facher, pas maintenant, tenta-t-il de la raisonner alors qu'il savait qu'il devait partir dans les minutes suivantes pour une mission de très haut risque.
La diplomate finit par se lever.
- Vous voyez ! C'est pour ça que nous ne pouvons pas entamer une liaison. Nous sommes sans cesse en désacord dès qu'il s'agit d'une stratégie militaire. Vous croyez que cela n'empatira pas sur notre relation amoureuse, si tenté qu'il en est une un jour ?
- Il suffirait de faire la différence entre vie professionelle et vie privée comme des gens normaux, répondit John avec conviction.
- Mais nous sommes tous sauf normaux, contesta Elisabeth. Regardez autour de nous ! Je suis la dirigeante d'une cité flottante située à des milliards d'années de la terre et vous êtes le chef militaire d'une équipe qui a pour but de rapporter des technologies extraterrestres succeptibles de nous défendre contre de vils créatures que sont les Wraiths. Pourquoi croyez-vous que l'armée interdit toute relation qui va au delà de la simple amitié au sain d'un même commando ? C'est qu'il y a une raison.
Le colonel fut couper de tous mots devant cette réalité dure à accepter. Il croisa le regard de sa supérieure et y perçut une haine qu'il n'avait jamais eu l'ocasion de connaitre auparavant. Jugeant alors inutile de s'attarder davantage il fit volte face et retourna prêt de la porte ou il prononça ces derniers mots :
- Le devoir m'appelle, Dr weir !
Il y avait à peine moins d'une heure que le colonel voulait l'invité, et voilà que d'une revirement de situation tout avait basculer. El était certain qu'à présent le militaire ne voudrait plus lui adresser la parole. Quel drôle de monde les entourait ! Ou plutot serait-il plus exact de dire ; Quel drole de comportement avait les humains !
FIN FLASH BACK.
Les vingts minutes passé la salle de réunion commençait à se remplir. Quand Elisabeth entra dans la pièce, elle eu la mauvaise vision de voir Caldwell déjà installer. Sans lui accorder un regard, elle prit place dans le siège situé à son extrémité de la table. Dans les secondes qui suivirent, les trois membres de Sga débarquèrent à la file indienne. Tous ayant de bien meilleure mine qu'à leur arrivée sur Atlantis. Alors qu'ils venaient à peine de se poser chacun sur un siège le colonel Caldwell demanda un récit détaillé de leur mission.
- A notre arrivé personne ne fut là pour nous acueillir, commença Teyla. Nous avons trouvé cela étrange qu'un carguaison d'une telle importance ne soit prise en charge dans l'immédiat. Le colonel Sheppard a alors ordonné de faire un tour dans les environs avant de s'aventurer plus loin avec le C4...
Regardant vers le siège en face d'elle Elisabeth se perdit dans ses pensées. La suite du récit se transforma alors en un bourdonnement dénué de sens pour laisser place à la réflection de son esprit. Ce siège était celui dans lequel s'asseyait toujours le colonel Sheppard. Il se l'était attribué au cours d'un pari gagner contre Mckay dont l'enjeu était justement cette place qu'ils n'avaient cesser de se dipuster. Or là, il était vide. Vide comme l'espoir de le retrouver vivant. Vide comme un coeur à qui on aurait enlever tout sentiment d'amour par la privation de la personne pour laquelle il battait tant. Comme revenu à la réalité, Elisabeth porta son attention sur Ronon qui détaillait la fin de leur mission.
-...quand à l'endroit prévu nous avons eu la mauvaise surprise de tomber sur Kolya et plusieurs autres Geniis, expliqua le runner.
En dépit de n'avoir écouter qu'une infime partie de leur débreafing, Elisabeth comprit bien vite la situation à laquelle ils avaient fait face. La situation à laquelle elle s'était attendu depuis le début. Mais de toute évidence pas aussi dramatique qu'elle l'avait préssentit.
- Alors Ladon nous a mentit, en conclua le colonel Caldwell.
- Tiens ! Nous ne l'avons pas vu celui-là, fit remarquer Mckay. Mais il semblerait que se soit le cas. Comme vous l'aviez préssentit Dr Weir, souligna-t-il.
D'un même mouvement tout le monde se détourna vers la diplomate qui n'avait pas prononcé un mot depuis le début de cette réunion. Tandis que les membres de Sga attendaient de sa part une impression Caldwell ne lui accorda pas ce privilège et prit la parole.
- Cette mission a visiblement mal tourné mais...
- Ne vous l'avais-je pas dit ? S'énerva Elisabeth en se levant subitement de son siège. Ne vous avais-je pas de dit que cette mission était trop risqué ? Qu'elle était dépourvu de sens ? C'est un échec totalement ! Non seulement les Geniis se retrouvent avec une quantité importante de C4, mais pire, le colonel Sheppard est entre les mains de Kolya, et dieu seul sait ce qu'il va lui infliger. C'est bien pour ça qu'il y a une raison pour que vous soyez commandant du Dédale et que je sois la dirigeante ici.
- Je vous rapelle que cette décsion ne revelait pas de mon seul ressort mais de celui de l'Etat major, répliqua le colonel Caldwell.
- Oh mais je suis sur que vous leur avez fait part de votre propre point de vue, qu'ils ont jugé plus judicieux de suivre, affirma Elisabeth en se dirigeant vers la sortie.
- Dr Weir ou allez-vous ? Demanda alors Teyla inquiête.
- Contacter Ladon, répondit la diplomate avant de passer le seuil de la porte.
Cette réponse les prit au dépourvu. Mais Mckay ayant réagit bien avant tout le monde se leva de son siège. Et imité par les autres membres de l'expédition, tous rejoingnèrent la salle de contrôle ou le Dr Weir avait déjà ordonné au lieutenant d'établir un contacte avec les Geniis
La connection tant attendu était sur le point de s'établir. Cependant, Elisabeth doutait que ce contact soit d'une quelconque utilitée. Si les Géniis les avaient bien trahit pourquoi se donneraient-ils la peine de leur répondre ? Elle avait tout d'abord pensé que cet appel à l'aide avait été planifié pour la capture de Sga. Ainsi, ils auraient tout pouvoir d'exercer un chantage afin d'obtenir des armes ou même la cité d'atlantis, que Kolya convoitait tant, en échange de leur vie. Mais si ça avait vraiment été le cas, les Geniis se seraient déjà manisfesté bien avant. En pleine étude de la situation Elisabeth eu l'étonnante surprise de voir Ladon se manisfester à l'écran.
- Pourquoi avoir fait ça ? Interrogea-t-elle ne laissant pas le loisir à Ladon de s'exprimer le premier.
- Avoir fait quoi ? Demanda alors le gouverneur avec une mine déconcertée.
- Arrêtez ! s'il vous plait ! Vous nous avez tendu un piège et vous osez le nier.
- Je vous ai dit la vérité, contesta Ladon avec sincérité. Il n'y avait pas de...attendez...un piège ? Que dites-vous là ? Et d'ailleurs quel interêt aurais-je à vous tendre un piège alors que nous sommes en guerre ?
- Si vous êtes aussi innocent que vous laissez paraitre, expliquez-moi pourquoi le colonel Sheppard est prisonnier de Kolya à l'heure ou je vous parle ?
Après avoir prit un air médusé, Ladon disparut laissant seulement apparaitre à l'écran le décors qui était derrière lui. Personne ne savait quoi penser de cette soudaine précipatation hors de leur champs de vision. Mais les hypothèses n'eurent pas le temps d'éclorent que le gouverneur refit son apparition.
- C'est bien ce que je craignais. Kolya a piraté nos systèmes et a intercepté nos communications.
- Cela ne nous assure pas que vous nous disiez la vérité, s'exprima Teyla, doutant des dires de Ladon.
- Je n'ai aucun moyen de vous le certifier, je vous demande juste de me faire confiance.
- Votre confiance est totalement romput, déclara Elisabeth en coupant le signal.
- Dr Weir ! Mais qu'est ce qui vous a prit ? S'étonna Mckay. Vous vous rendez compte que vous venez de nous priver de notre seule chance de retrouver le colonel ? Non parce que maintenant je doute que Ladon nous permette de remettre les pieds sur leur planète.
Elisabeth se tourna vers le scienfique. Et se contenta de le dévisager du regard. Son geste avait été peut-être irréfléchit et précipité. Mais elle savait qu'elle avait fait le bon choix. Il n'y avait rien de plus à attendre des Géniis désormais. Tout lien entre eux et Atlantis serait définitivement inexistant. Ladon avait beau leur dire être innocent dans cette histoire, il n'en était pas moins une des cause. C'est lui, et lui seul, qui avait prit la décision de pardonner à Kolya. Lui, qui l'avait laisser sur cette planète au lieu de le tuer. Il pensait que les gens changeaient. Que même la pire des personnes méritaient le pardon. C'était d'ailleurs la même philosophie sur laquelle elle s'était toujours reposée. Mais hélas, certaine personne était trop mauvaise pour qu'il y ai un retour possible. Et ça, Elisabeth en avait prit conscience depuis qu'elle habitait cette cité. L'être humain n'a pas que de bonne intention.
Une semaine s'était écoulée. Une semaine durant laquelle l'atmosphère d'Atlantis était sous tension, et pendant laquelle personne n'avait eu la moindre nouvelle depuis cette fameuse mission sur P5X-332, la nouvelle planète ou s'était implanté le peuple Geniis. Beaucoup de monde semblait touché par la disparition présumé du colonel Sheppard. Mais la personne la plus touché fut sans nul doute le Dr Weir. Pourtant, le poste qu'elle occupait l'y préparait pour faire face à ce genre de situation. Elle avait d'ailleurs connu au cours de ces années énormément de peine à voir le nombre de membre de l'expédition diminuer, et qu'il fallait sans cesse maintenir constant par l'arrivé de nouveaux remplacant. Elle s'était éfforcé de reste impassible. D'avoir toujours la tête haut. Ou encore de se convaincre qu'il n'y avait pas eu d'autre solution que leur sacrifice pour ne pas avoir a accumulé toute la culpabilité de ces hommes morts ou disparuts qui étaient sous son commandement. Et dont leur vie dépendait de ses seules décisions. Mais avec John, tout était différent. Elle ne pouvait pas jouer la comédie. Elle ne pouvait faire croire que tout allait pour le mieux. Bien entendu, cela allait en contradiction avec ses reponsabilités. Il lui était interdit d'avoir une quelconque préférence pour un de ses subalternes, ou tout du moins, de la montrer. Ce qu'elle ne put faire. Son changement d'attitude au cours de cette semaine trahissait ses sentiments pour le colonel Sheppard. Elle passait aux yeux de tout le monde éteinte et distante pendant les rares instants ou elle daignait sortir de son bureau. Car travailler était la seule solution qu'elle avait trouver pour oublier.
Ce matin là en revanche, cette routine ne fut guère efficace ne pouvait que lui faire défaut devant ce jour spécial, qu'était le jour d'anniversaire du colonel. Elle ne pouvait s'empêcher de penser que personne ne devrait avoir à passer ce jour bénit loin de sa famille ou de ses amis. Et pourtant, il semblerait que le colonel y soit destiné. Elisabeth commençait alors à admettre la dure réalité qu'elle s'était efforcé de retarder jusqu'à maintenant. Elle devait se faire à l'idée qu'il y avait de grande chance qu'elle ne revoit plus jamais le colonel. Ne trouvant désespérement pas le courage de se remettre au travail, elle sortit quelque instant sur l'une des terrase de la cité. Ou elle se dirigea vers la rembarde pour appercevoir le mer qui se jetait contre les parois de la cité.
- Je comprends ce que vous pouvez ressentir, s'exprima une voix derrière elle. Vous vous sentez coupable de n'avoir pas su trouver à temps les mots qu'il fallait.
Elisabeth se retourna et vit Ronon quitter le palier de la porte pour la retrouver près de la rembarde.
- J'ai perdu une personne très chère à mes yeux sans lui avoir eu le temps de lui dire tout ce que j'avais sur le coeur. Je sais combien ce remors peux ronger.
- Alors vous pensez aussi qu'il n'y plus aucune chance de revoir le colonel Sheppard, constata visiblement déçut la diplomate.
- Je n'ai pas pour habitude de garder espoir, confia-t-il. Ce qui m'a d'ailleurs fait défaut par la passé. Après avoir marqué un temps de pose durant lequel Elisabeth le fixa avec interrogation, Ronon décida de s'expliquer davantage. Après la disparition de ma fiancée j'ai voulu tourner la page pour ne plus avoir à souffrir de son absence. Mon esprit s'était forgé une carapace et l'a inconsciement fait disparaitre de ma mémoire. Les spécialistes de mon monde ont affirmé que cette réaction était pour me protéger d'une blessure profonde. Et lorsqu'elle est réapparut elle m'était devenue totalement étrangère. Nous en avons tous les deux souffert. Aujourd'hui cet amour qui était enfouit est devenu bien plus fort qu'autrefois. Seulement elle n'est plus là. Alors ne faites pas la même erreur que moi. Ne cessez jamais de croire au miracle.
Elisabeth fut très touché par son récit. Mais elle doutait son passé soit comparable à la situation présente. Il avait souffert d'un amour disparut, tandis qu'elle et John, ça n'avait été qu'une simple amitié. La diplomate détourna son regard vers le ciel. Au loin flottait une lune transparente qu'un nuage avait de laisser aparaitre. A sa vue, elle se remémora le soir de sa disparition qu'elle avait jusqu'alors négliger. Ce fut ce soir-là qu'elle avait prit conscience d'une chose. Que les sentiments du colonel à son égard relevaient bien davantage que de l'amitié. Mais quand était-il d'elle ? Elle s'était entêté à pas écouter son coeur pour éviter de laisser ses sentiments, qu'elle savaient dangeureux, échapper à son contrôle. Elle lui avait même fait comprendre qu'un "nous possible" ne serait jamais envisageable. Aujourd'hui, elle regrettait ses paroles. Pourquoi se rendre compte de la réalité toujours quand il est trop tard ? Désespéré de ne pas avoir la réponse Elisabeth enlaça Ronon et le serra contre elle. Le Runner surpris par son geste ne sut comment réagir dans l'immédiat. Mais il finit par répondre à son étreinte.
- Gardez espoir avec moi. Je ne crois pas avoir la force de le faire toute seule, déclara Elisabeth.
- Le colonel attend peut-être simplement la bonne opportunité pour s'enfouir, rassura alors Ronon.
- Merci, remercia-elle en s'écartant.
Elisabeth s'évertua à croire en ses paroles. Elle tenta de se convaincre que tout n'était pas perdu. Et que les miracles existaient bel et bien.
Alors que Ronon s'apprêtait à rentrer à l'intérieure de la cité, l'alarme qui annoncait une ouverture non programmé de la porte des étoiles retentit. A l'entente de ce crissement répété le coeur d'Elisabeth se mit à accelérer. D'ordinaire, cette alarma était le résultat d'une exploration qui avait virer à l'échec. Car généralement les équipes partit en mission prenaient soin de signaler le non respect des horraires fixés. Or là, ce n'était pas le cas. Personne n'avait contacté Atlantis. On aurait put alors s'attendre à ce que cette soudaine accélération résulte de son inquiêtude. Mais ce fut au contraire, des battements d'excitation. Sa première pensée se fixa sur le colonel Sheppard. La bonne opportunité était peut-être enfin arrivée. Peut-être que son cauchemard prenderait bientôt fin. Pendant une fraction de seconde Elisabeth s'était égarer à s'imaginer un retour possible. Mais évaluant avec objectivité la situation, elle se rendit compte qu'elle faisait de fausse illusion. Les chances de voir le colonel traversé à nouveau la porte des étoiles étaient infimes, pour ne pas dire inexistantes.
- Vous ne venez pas ? Interrogea Ronon.
- Si...bien sur !
Elisabeth quitta la rembarde et rentra à l'intérieur de la cité. Arrivé en salle d'embarquement la porte des étoiles eu terminé de s'enclencher, et ouvra un vortex. La diplomate se tourna alors vers le lieutenant afin de prendre connaissance de l'auteur de cette activation.
- Il s'agit du code d'identification du..., le lieutenant prit un air stupéfait. Puis après avoir vérifié ce qui apparaissait à l'écran il termina : ...du colonel Sheppard.
- Vous en êtes sur ? Insista Ronon que cette déclaration laissait perplexe.
- Certain.
Ronon se tourna vers sa supérieure pour attendre son approbation d'ouvrir le bouclier. Celle-ci semblait déconcerté. Puis lorsqu'elle se rendit compte de son regard appuyé, elle ordonna au lieutenant l'ouverture du vortex. Dans les secondes qui suivirent la vague mirroitante laissa apparaitre le colonel Sheppard, qui avait plusieurs lésions aux visages. Cette traversée créa une surprise générale. C'était surprenant qu'après toute une semaine sans donnée la moindre nouvelle, de voir le retour de Sheppard sur Atlantis.Elisabeth, quant à elle, n'eut aucune réaction croyant qu'elle prenait ses désires pour des réalités. Et que cette vision résultait du simple fruit de son imagination. Mais lorsque Ronon passa devant elle pour rejoindre le bas des escaliers, elle comprit que John était bien là, et non qu'il s'agissait d'une allucination. Toute la joie qui s'émanait de cette révélation fut sans égal. Quel bonheur de revoir une personne qu'on croyait perdu à tout jamais. Désormais, tout serait différent. John était de nouveau sur Atlantis. Elle n'aurait plus jamais à ressentir chaque soir la tristesse immense d'appercevoir la lune à travers la vitre de sa chambre, en se disant qu'elle n'aurait plus l'occasion de la comptempler avec John, comme il l'avait si souvent souhaité. Ni même de devoir à accepter que les moments passés en sa présence deviendraient au fil du temps des souvenirs lointains. Et plus jamais elle n'aurait la sentation de voir s'ouvrir sous ses pied un gouffre dans lequel elle n'avait plus qu'à se jeter pour faire disparaitre sa peine. Lorsque Ronon et John arrivèrent à sa hauteur Elisabeth s'efforça de ne pas laisser exprimer ses sentiments. Et se contenta de fixer le miracle qui se tenait debout devant elle.
- Je vous avez dit que ce galliard était plein de ressource, dit Ronon souriant, en donnant une tape amicale sur l'épaule du colonel.
Elisabeth échangea un sourrire avec le Runner avant de repporter son attention sur le colonel.
- Vous allez bien ? Interrogea-t-elle.
- Je crois que oui, répondit John désorienté.
- Dr Weir pourrai-je vous parler ? Demanda le colonel Caldwell qui venait d'apparaitre en bas des escaliers.
Elisabeth eu une l'irrésistible envie de lui dire qu'elle n'avait que faire de ce soudain besoin de lui adresser la parole. Elle ne voulait rien entendre venant de sa part. Surtout en ce moment. Mais devant son insistance elle fut obliger de s'y résoudre. Elle s'abstenue de tout commentaire. Et ce fut à contre-coeur qu'elle dut laisser John. Et suivre le colonel Cadwell, après avoir ordonné à Ronon d'accompagner John auprès du Dr Beckett.
Sur le chemin menant à son bureau, Elisabeth s'interrogeait sur la nature de cet entretient. Pourquoi se tenir à l'écart ? Qu'avait-il à lui dire d'aussi important, alors qu'en ce moment elle devait être à l'infirmerie au côté du colonel ? Elle espérait que ce soit pour une bonne raison. Et pas seulement pour lui rapeller à quel point elle exerçait mal son travail. Un fois que Caldwell eu refermer la porte derrière eux, il invita le Dr Weir à prendre place sur la chaise face à son bureau. Ce qu'elle refusa en restant debout. Ne prêtant pas davantage attention à son manque de politesse, le colonel s'asseya dans son siège sans prononcer le moindre mot. Ce qui énerva Elisabeth, qui avait l'impression de perdre un temps précieux.
- Si vous croyez que je vais m'attarder ici, commença froidement la diplomate, vous...
- Je comprend votre profonde contrariété, coupa le colonel.
- Mon état d'humeur ne regarde que moi ! Et si c'est là pourquoi vous m'avez fait venir ici, je crains fort de n'avoir assez de patience à entendre vos sarcames.
- Comme vous le faites parfaitement bien remarquer, vos humeurs ne regardent personne d'autre. Alors cessez de les montrer à l'affut de tout le monde.
C'était vrai que ces derniers temps elle avait guère su rester maitre d'elle-même. Mais elle était une personne. On ne pouvait pas lui demander de jouer les automates sous pretexte qu'elle est au commande d'Atlantis.
- Je vois ! Je suis donc la seule à ne pas rester de marbre devant de telles situations !
- Votre trop grande compation montre bien que vous n'avez pas le potentiel de diriger cette expédition, fit remarquer inlassablement Caldwell.
De toute évidence, la mission avec les Geniis n'eut pas l'air d'avoir changer les esprits de certain. Elle qui avait pensé que le fiasco de cette mission prouverait une fois pour toute qu'elle avait bel et bien le potentiel d'une leader. Tout comme n'importe quel autre militaire. Mais il n'en était rien. C'est à croire que quoi qu'elle dise, quoi qu'elle fasse elle sera toujours perçut comme la personne, qui par sa présence ici, avait empêché la militarisation d'Atlantis. Elle était bien consciente de n'avoir été qu'un moyen pour le président. Un moyen de dédramatiser la situation, quant à l'époque, avait régné la menace d'Anubis qui avait été la principale cause de la probabilité de dévoiler au grand public l'existence du programme stargate. Ainsi, comme elle l'avait fort bien deviné par le passé, elle n'avait été non pas choisit pour ses dons de diplomate mais pour son statut. Car il était sur qu'une civile à la tête d'une expédition d'une telle envergure aurait fait moins peur qu'un général auprès des citoyens. Elle avait donc été qu'une carte maitresse du président des Etat-Unis pour rassurer ses electeurs. Depuis, elle avait fait ses preuves. Ou tout du moins, c'était ce qu'elle avait cru.
- Nous y revoilà ! Pourquoi faites-vous ça ? Pourquoi constamment me rabaisser ?
- Parce que vous êtes une femme ! Voilà pourquoi ! Lâcha le militaire.
- Alors c'était donc ça ! Moi qui croyais que vous m'en vouliez d'avoir attribué au colonel Sheppard le poste que vous désiriez. Mais je vois que visiblement ça était loin de l'être. Et que vous me traitez ainsi parce que je suis...une femme, finit-elle par dire sidéré.
- Exactement ! Voyez-vous quand un homme prend le commandement c'est pour le pouvoir, l'autorité et la domination. En revanche, une femme le fait pour des idéaux. Des idéaux qui n'abboutisseront jamais à bout, et qui sont une perte de temps que l'armée ne peut pas se permettre.
Elle avait été complétement à côté de la plaque vis à vis de lui. Comment peut-on encore en rester à de tel jugement ? Qui est en droit d'affirmer que l'homme soit supérieur à la femme ? C'est devant ce genre de stéréotype que le monde ne changera jamais. On avait beau dire que nous étions en perpétuel progrès. Les mentalités,elles, resteront toujours les mêmes. A savoir les mêmes qu'elles étaient il y a dix, cinquante ou mille ans. Là était tout le problème, car se sont les hommes d'aujourd'hui qui feront le monde de demain.
- Je crois que nous avons plus rien à nous dire, dit Elisabeth en quittant le bureau.
Après s'être arrêté un court instant dans le couloir, troublé par le fondement de la méprisance de colonel Caldwell à son égard, Elisabeth rejoignit l'infirmerie essayant d'effacer au mieux cet entretient de son esprit. Ce qu'elle eu l'occasion de faire lorsqu'elle apperçut Sheppard allongé sur un lit. Ses pensées se sont tous de suite centrée sur le malade qu'elle n'arrivait toujours pas à croire vivant.
- Je dois encore vérifier quelque examen. Mais il va bien, rassura le Dr Beckett qui avait rejoint Elisabeth près du lit.
- Heureuse de vous l'entendre dire, répondit-elle soulagé.
- Il s'est endormit. Vous devriez repasser plus tard.
Ne voulant pas paraitre trop émotionnelle, elle se décida à suivre le conseil du médecin. Sur le point de partir en sa compagnie, le colonel Sheppard ouvrit les yeux. Elisabeth croisa alors le regard du Dr Beckett.
- Ne restez pas trop lontemps, prévenit Carson avant de s'éloigner.
- Comment allez-vous ? Demanda Elisabeth après avoir prit place sur sur une chaise.
- Comme quelqu'un qui abbusé de l'alcool et qui s'est prit une bonne cuite.
Elle ne savait pas comment il s'y prenait. Après avoir passé une semaine dans des conditions qui avaient été sans nul doute épouvantables, il trouvait encore la force d'avoir le mot pour rire. En revanche, Elisabeth ne relativisait pas du tout la situation. Elle regarda gravement le militaire. Et réalisait le peu chances, qui avait été propablement de une sur mille, de le revoir. Pourtant, il était là, à coté d'elle.
- C'est à ce demander qui est le plus malade des deux, fit remarquer alors le militaire devant l'expression décontenancée d'Elisabeth.
- Veillez m'excuser ! Mais c'est très...
- ...Inespéré, acheva John.
- Je n'aurais pas mieux qualifié cette situation.
- Dites-vous que j'ai eu de la chance, répondit-t-il simplement.
Elisabeth trouvait indélicat de lui demander, dès lors, ce qui était arrivé. Elle préférait le voir tout à fait rétablit avant de lui réclamer un quelconque compte rendu. Qu'important si en attendant elle ne suivait pas le réglement, qui stibulait alors d'obtenir d'un otage un rapport détaillé de son enlèvement afin d'empêcher toute usurpation, ou toute mauvaise surprise. Si elle n'avait pas l'étoffe d'une chef, autant que cette critique soit fondé sur quelque chose de solide. Elle n'avait plus rien à perdre en agissant de son propre décrêt, puisqu'elle était d'or et déjà officiellement incompétente.
- Je ne voudrais pas vous paraitre impoli, mais j'ai encore un peu de mal à faire la part des choses dans mon esprit, alors si vous vouliez bien...
- Je comprends, coupa la diplomate en se levant. Vous avez besoin de repos et ma présence ici est loin de le favoriser.
- A moins bien sur que vous vouliez me faire part de quelque chose, reprit le militaire.
- Pas que je sache.
- Elisabeth, insista John, comme s'il voulait entendre une autre réponse.
- Je dois y aller.
Sans trainer davantage la diplomate quitta l'infirmerie et rejoingna son bureau ou du travail l'attendait. Bien qu'elle lui avait fait comprendre le contraire, Elisabeth aurait voulu lui parler. Mais le moment avait été sans nul doute loin d'être l'idéal pour lui rappeler leur dispute. Durant ces longues nuits sans sommeils, elle n'avait cessé de méditer sur les paroles qu'elle avait prononcées. Et si leur couple n'était pas voué à l'échec ? Si tout compte fait elle se trompait ? Que la conciliation du devoir et du bonheur était possible ? Ne passerait-elle pas alors à côté d'une chose tant convoitée ? Des tonnes de question subsistaient encore sans réponse. Elle savait que rester passivment à méditer sur son sort n'était pas la solution. Et que le seul moyen d'obtenir ces réponses était d'agir en conséquence. Seulement, à l'heure qu'il était s'engager lui parut impossible. Il en vallait de sa carrière. Si elle était amené à entamer une relation avec l'un de ses subalternes celç lui serait nuisible. Elle le savait. Elle en était pleinement consciente.
Sur le point d'allumer son ordinateur Elisabeth apperçut le colonel Sheppard traversant la salle de commande. Sans attendre davantage elle sortit de son bureau et accéléra le mouvement pour éviter de pas perdre de vue le colonel qui marchait frénétiquement à quelques mètres devant elle. Arrivé devant la cloison qui le séparait de la seconde salle de contrôle, le militaire passa brièvement sa main devant les crystaux permettant d'ouvrir le passage. A quelque seconde d'intervalle Elisabeth fit de même. Elle put voir ainsi John déjà entrer dans la pièce se servir d'un des ordinateurs principaux.
- Colonel puis-je savoir ce qui vous prend ? Demanda Elisabeth troublé. Vous étiez censé vous reposer à l'infirmerie, si je ne me trompe.
Concentrer dans sa tache, John n'eut pas l'air d'avoir entendu ses paroles. Il pionatait nerveusement sur le clavier, n'arrivant visiblement pas à parvenir à ses fins.
- Pourquoi mon code de fonctionne-t-il pas ? S'énerva le militaire.
- Mckay a du reconfigurer tout le système, répondit Elisabeth. Il ne voulait pas prendre le risque que...attendez ! Pourquoi avoir besoin de ce code ? S'étonna-t-elle.
- Dr Weir ! Ne m'obligez pas à vous le demander deux fois.
Son ton menaçant ne fit qu'accentuer l'inquiêtude de la diplomate. Sur le point d'activer son oreillette, elle vit le colonel s'approprier l'arme accrocha au mur.
- Peut-être que ceci vous rendra plus coopérative, déclara alors le colonel en dirigeant l'arme vers Elisabeth.
- Sheppard que faites-vous ?
- Comme vous pouvez le constater je pointe une arme sur vous. Comment appelez-vous ça ? Un otage. Si ma mémoire ne me fait pas défaut.
- Que vous ont fait ces Géniis ?
- Il m'ont rendu ma liberté.
Le colonel reporta son attention sur l'ordinateur, tout en surveillant sa nouvelle prisonnière.
- Colonel, aboya la diplomate en se risquant à avança vers lui. Veillez arrêter ça tout de suite !
Alors qu'Elisabeth tenta de l'empêcher d'accomplir son acte John leva son arme et la frappa avec une telle puissance qu'elle fut projeté en arrière de plusieurs mêtres. Elisabeth fut complétement désorienté. Sa joue lui faisait horriblement mal. Elle toucha délicatement l'impact de l'arme pour sentir l'étenu des dégat. Elle remarqua que sa joue saignait.
- Je ne suis pas le colonel Sheppard !
Ses yeux se mirent à s'iluminer d'un jaune vif. Le colonel était l'hôte d'un Goa'uld. L'Alien appuya sur un bouton. Puis s'en suivit du déclanchement des cloisons qui se refermèrent une à une. Devant un tel revirement la diplomate ne put que se sentir coupable. La situation lui avait totalement échappée. Et si tout compte fait ils avaient raison tous autant qu'ils sont ? Elle n'était peut-être pas qualifié pour le poste qu'on lui avait confié. Car c'était à cause de son seul manquement de rigueur que ce Goa'uld était parvenu à ce stade. Elle aurait dû s'en tenir aux règles. Lui demander un débreathing, comme il était conforme. Elle aurait pu ainsi dicerner ce faux semblant avant qu'il ne soit trop tard.
Après s'être assise sur la chaise, comme le lui avait ordonné le Goa'uld, Elisabeth surveilla avec attention les moindre faits et geste de celui-ci. Elle ne put dire avec dicernement ce qu'il était en train de faire. Seulement qu'il essayait d'entrer dans le système de commande. Pourquoi ? Elle ne serait le dire. Mais elle n'allait pas rester là, sans rien faire, à attendre de la savoir quand il sera trop tard. Loin d'elle, l'idée de jouer les héroines, mais elle devait trouver un moyen de ralentir sa manoeuvre. Ne serait ce que pour laisser à Mckay le temps de contrer ses données. Il était aussi impératif, qu'elle prenne connaissance de son objectif final. Et surtout, savoir si les Goa'uld étaient en nombre suffisant dans cette partie de la galaxie, pour évaluer l'étendue de leur menace.
Par la passé, Elisabeth avait déjà été confronter à ces créatures. Elle avait même tenté une négociation avec eux. Qui n'eut guère servit à rien. Et qui avait vite viré en tentative d'usurpation. Le seul point positif de cette expérience était que désormais elle savait à qui elle avait à faire. Le Dr Jackson lui avait d'ailleurs bien fait comprendre que leur plus grand trait de caractère était leur arrogance. C'était sur ce défaut qu'il fallait s'appuyer pour obtenir les informations désirées. Bien décidé à suivre les conseils de Jackson, la diplomate se leva de sa chaise, captant ainsi l'attention du Goa'uld qui la fixa.
- Alors comme ça, vous avez eu besoin des Geniis pour mettre vos plans à execution ?
- Rasseyez-vous ! Ordonna le Goa'uld.
- Je croyais pourtant que les Goa'uls s'accordaient à dire qu'ils n'avaient jamais besoin de personne, reprit Elisabeth en ne prêtant pas attention à l'arme qu'il venait de prendre. Que vous étiez trop évolué pour vous rebassez à traiter avec les êtres qui vous sont inférieurs.
- Les Geniis n'ont servit seulement d'intermédiaire, répliqua le Goa'uld. Nous avions besoin d'un moyen d'acceder à votre cité. Nous avons passé un accord avec un dénommé Kolya. Nous lui avons assuré que s'il nous traouvait un moyen que l'un des notr infiltre la cité, nous lui laisserons le soin de diriger comme bon lui chante cette construction. Mais il ne faut jamais croire la parole d'un Goa'uld, la créature s'arrêta de parler comme se rendant compte de la contenue de ses paroles.
Il s'avançat vers la diplomate.
- Futile, très futile ! Obtenir des informations par le biai de notre cupidité. Sachez que je ne suis pas aussi dupe qu'il y parait. Je n'aurais pas de mal à vous donner toutes les informations que vous désirez, puique vous allez mourrir quoi qu'il arrive.
Elisabeth prit une mine horrifié.
- J'ai peut-être omit de vous le dire, mais Kolya a explicitement demander à vous voir mourrir. Et je compte bien accomplir cette part du contrat.
Le goa'uld pointa son arme dans sa direction. C'était donc là que tout se terminait ? Après avoir fait tout son possible pour prouver à tous qu'elle était digne de diriger cette cité. Elle allait quitter ce monde en laissant une image aussi négative qu'elle puisse être. L'image de la seule responsable de la fin de cette tragique journée.
***
Le Dr Beckett sortit de son bureau la mine atrocifié. Il parcourut du regard l'infirmerie vide. Et se hata de déclancher le signal d'alarme, en restant fixé sur le lit du colonel Sheppard. En salle de contrôle, cette activation fit se lever brusquement Rodney de sa chaise.
- D'ou vient ce signal ? Demanda-t-il alors à l'adresse du lieutenant.
- De l'infirmerie, répondit Roy.
En toute hate, le scientifique disparut du couloir pour rejoindre le lieu que lui avait énoncé le lieutenant. Et en savoir davantage. Quand il arriva au lieu énoncé par le lieutenant, Ronon et Teyla y étaient déjà présents. Tous deux scrutaient le scanner du colonel Sheppard, tout en écoutant les expliquations du médecin.
- Que se passe-t-il ? Interrogea le scientifique.
- Le colonel Sheppard est un Goa-uld, repondit gravement Beckett.
- Oh non! C'est pas vrai !
***
Le Goa'uld toujours son arme à la main, s'avança vers Elisabeth.
- Mais heureusement pour vous, vous mette encore utile. Venez ! Ordonna-t-il en la menaçant de son arme.
Elisabeth obtempéra sans faire de résistance. Elle s'arrêta devant l'ordinateur central, que lui avait indiquer le Goa'uld. Celui-ci lui ordonna de composer son propre code personnel. Ce qu'elle ne fit évidement pas sur le moment. Voyant son manque de coopération, le Goa'uld braqua son arme vers elle pour l'insiter à ne pas attendre plus lontemps.
- Vous n'arriverez jamais à pervenir à vos fins, déclara Elisabeth.
- C'est ce que nous verons, répliqua le Goa'uld.
Il porta son regard sur l'écran. Elisabeth profita alors de cette seconde d'inattention pour se procurer le révolver qu'il tenait entre ses mains. Elle recula d'un pas au risque de se prendre un nouveau coup. Et braqua l'arme sur le Goa'uld. Elle était à présent face à lui. Une arme à la main, le tenant en joux. Elle avait toujours été contre la prohibition des armes. Montrer à tout ces militaires que la violence n'était pas la meilleure des solutions pour arriver à ses fins. Le dialogue permettait tout aussi bien arrivé à la même chose. Cependant, elle savait que la non violence devant la violence en soi était mettre sa vie en danger. Mais ce risque, elle avait toujours été prête à le prendre. Jamais elle n'avait cessé de croire que l'esprit était plus fort que ce désir malfamé. Aujourd'hui tout était différent. Elle avait prit conscience que des situations l'exigeaient et que pour arrêter la violence, il fallait agir par la violence.
- Je vous en prit, tirez-moi dessus, dit calmement le Goa'uld.
L'arme en main et prête à l'emploi, Elisabeth ne su quoi faire. C'était une situation dans laquelle elle ne c'était jamais retrouvé. Jamais elle n'avai encore tiré sur une personne.
- Le colonel vous porte un intérêt tout particulier. Je suppose que cela est réciproque, déclara-t-il. Les êtres humains et tous leur sentiment !
Et si elle visait mal. Si jamais au lieu de le blesser elle venait à le tuer sur le coup. Elle ne pourrait jamais se le pardonner d'avoir commit un tel acte, qu'elle s'était efforcé de critiquer.
- Vous avez l'air d'avoir beaucoup étudié les humains. Mais visiblement pas assez, constata la diplomate. Car vous n'auriez jamais fait l'erreur de croire que nous n'agissions pas par raison, qui nous sert à rester lucide dans les cas extrèmes.
Un coup de feu partit de l'arme. Le corps du colonel s'étendu au sol. Ses yeux s'éluminèrent puis se fermèrent. Elisabeth reprit son oreillette et contacta l'infirmerie ou le colonel fut emmené d'urgence.
A suivre...